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Les femmes et l’informatique

Demain sera une journée dédiée aux Femmes, et c’est donc l’occasion pour moi de tordre le cou aux idées reçues : non, les femmes ne sont pas mauvaises en informatique. D’ailleurs, les statistiques de la page Facebook de LexWeb indiquent que c’est auprès de la gente féminine que le site est le plus populaire (allez savoir pourquoi). C’est ainsi que m’est venue l’idée d’écrire la biographie d’une femme d’exception : j’ai nommé Grace Hopper. Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant elle a contribué à forger l’histoire de l’informatique. Vous ne me croyez pas ? Voici en quelques lignes son fabuleux destin.

 

Elle naît le 9 décembre 1906 à New York. La jeune Grace Murray n’a décidément rien d’une petite fille de son âge. À l’heure où certaines profitent encore paisiblement des douceurs de l’enfance, la demoiselle semble particulièrement pressée de comprendre le monde qui l’entoure. C’est ainsi qu’à l’âge de sept ans elle s’amuse à démonter et remonter son réveil.

Si au lycée, Grace pratique aussi bien le basket-ball et le water-polo, elle témoigne comme sa mère d’un grand intérêt pour les mathématiques. Elle étudie alors les sciences au sein d’un établissement exclusivement féminin, le Vassar College. Par la suite, elle obtient une maîtrise en mathématiques à l’université de Yale. Cette même année elle épouse Vincent Foster Hopper (avec qui elle vivra quinze ans avant de divorcer). Un an plus tard, elle rejoint le corps enseignant du Vassar College tout en poursuivant ses études au niveau du doctorat.

À la suite de l’attaque japonaise de la base navale de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, Grace décide de s’enrôler dans l’armée. Elle est affectée au bureau de développement de l’intelligence artificielle à l’université d’Harvard, où elle travaille à la programmation du premier ordinateur entièrement numérique (Mark I). La légende veut qu’un jour, en cherchant la cause du dysfonctionnement d’un ordinateur, elle trouve un papillon coincé dans l’énorme machine et l’enlève délicatement avec une pince. Elle s’écrie alors : « I found the bug » (« J’ai trouvé l’insecte »). C’est ainsi qu’est né le mot “bug” désignant aujourd’hui tout dysfonctionnement informatique.

Elle est à l’origine de la création du premier ordinateur électronique, “l’UNIVAC”, en 1946, ainsi que plus tard du langage COBOL (COmmon Business-Oriented Language) qui permet de remplacer le langage machine par l’anglais pour la programmation informatique.

Animée d’une volonté et d’une énergie hors du commun, Grace ne prendra sa retraite qu’à 80 ans, tout en continuant à être consultante pour des entreprises spécialisées en informatique.

Elle qui voulait vivre jusqu’au 31 décembre 1999 meurt dans son sommeil le premier janvier 1992. Elle sera enterrée au cimetière militaire d’Arlington avec tous les honneurs de la Marine.

Grace Hopper collectionnait les honneurs. Celle qui a été la première femme à être nommée amirale de la Marine des États-Unis, est inscrite au National Women’s Hall of Fame (qui honore et perpétue la mémoire des citoyennes américaines qui se sont particulièrement illustrées dans le domaine des arts, des humanités, des sciences, de la politique, des affaires ou du sport). Reconnue comme une des pionnières de l’informatique moderne, elle aura un logo à son effigie en page d’accueil du moteur de recherche Google le 9 décembre 2013.

LW

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