Numistra

Interview de l’association Numistra

Samuel Daudey

J’ai le plaisir en cette fin d’année d’accueillir l’association Numistra qui regroupe les quatre Masters de Droit du numérique de l’Université de Strasbourg. Je suis d’autant plus ravie d’accueillir cette très belle association puisque moi-même je suis un ancien Étudiant du Master 2 Droit de l’internet et des systèmes d’information. Pour parler de Numistra, son Président Monsieur Samuel Daudey a eu la gentillesse de répondre aux questions de LexWeb.

1. Comment est née l’association Numistra ?

L’association Numistra est née de la fusion entre les deux anciennes associations des masters du numérique de la faculté de droit de Strasbourg : Numeris, qui était l’association du master Cyberjustice, et ACEDEN, qui était l’association regroupant les masters droit de l’économie numérique et commerce électronique.
L’objectif de cette nouvelle association était de réunir l’ensemble des masters du numérique, en regroupant ces trois masters, en ajoutant en plus le master droit de l’Internet et des systèmes d’information. L’idée était de permettre aux étudiants en droit du numérique d’avoir une structure commune, leur permettant de créer des liens entre eux et de participer à des évènements en commun.

2. Pouvez-vous nous présenter les membres de Numistra ?

L’ensemble des étudiants de ces 4 masters sont membres de l’association, et nous sommes 11 à composer le bureau de l’association :
– Daphné Vigneron, Présidente : elle a effectué un master 1 de Droit privé à Assas, avant d’intégrer le Master 2 Cyberjustice de Strasbourg dans le but de devenir avocate en droit du numérique.
– Samuel Daudey, Vice-président : il est diplômé de Sciences Po Strasbourg et a rejoint le Master 2 Droit de l’Economie Numérique dans le but de devenir juriste en droit de la concurrence et du numérique.- Didier Serfasse, Trésorier : il a fait son cursus universitaire à la faculté de droit de Strasbourg et a rejoint le Master 2 Cyberjustice dans le but de devenir avocat en droit du numérique.
– Marussia Samot, Secrétaire générale : elle a effectué son master 1 à la Sorbonne puis a rejoint le Master 2 Cyberjustice dans le but de devenir avocate en droit du numérique.
– Marine Bentoumi, Secrétaire générale adjointe : elle est diplômée de Sciences Po Strasbourg et a rejoint le Master 2 Droit de l’Economie Numérique dans le but de devenir avocate en droit du numérique.
– Virginie Collignon-Ducret, Secrétaire chargée de la communication : après avoir effectué son master 1 à Aix, elle a rejoint le Master 2 Cyberjustice dans le but de devenir juriste en droit du numérique.
– Aubin Schlencker, Secrétaire adjoint chargé de la communication : il a fait son cursus universitaire à la faculté de droit de Strasbourg et a rejoint le Master 2 Droit de l’Internet et des systèmes d’information. Il poursuit actuellement sa formation en propriété intellectuelle au Centre d’études internationales de la propriété intellectuelle (CEIPI).
– Pauline Coatrieux, Secrétaire chargée de la conformité et de la veille juridique : elle a fait son master 1 à Toulouse puis a rejoint le Master 2 Droit de l’Economie Numérique dans le but de devenir juriste en droit des données personnelles.
– Aylin Kip, Secrétaire adjointe chargée de la conformité et de la veille juridique : elle a fait son Master 1 à la Sorbonne et a rejoint le Master 2 Droit de l’Internet et des systèmes d’information dans le but de devenir juriste IP/IT.
– Vincent Claeys, Secrétaire chargé des affaires culturelles et intellectuelles : il a fait son master 1 à Nantes et a rejoint le Master 2 Droit de l’Economie Numérique dans le but de devenir juriste en droit du numérique.
– Clémentine Maina, Secrétaire adjointe chargée des affaires culturelles : elle a fait son master 1 à Aix et a rejoint le Master 2 Droit de l’Economie Numérique dans le but de devenir avocate en droit du numérique.

3. Quels sont les buts poursuivis par Numistra ?

L’association Numistra cherche à faire rayonner les quatre masters de droit du numérique de l’université de Strasbourg en montrant leur dynamisme et attractivité, et afin de permettre, à terme, une bonne insertion des étudiants sur le marché du travail.
L’objectif est de faire connaître ces masters auprès d’un public le plus large possible, notamment via la mise en place d’une veille sur les sujets numériques sur les réseaux sociaux.
L’association facilite également la rencontre des étudiants de ces 4 spécialités en organisant des évènements conviviaux, afin qu’ils puissent se connaître, puisqu’ils travailleront tous dans des secteurs voisins dans le futur. Le but est également de leur permettre de participer à des conférences ou concours afin d’étendre et d’appliquer les savoirs acquis lors des cours.

4. Quelles sont les qualités offertes par ces Masters pour les futurs étudiants qui souhaiteraient y adhérer ?

Ces masters proposent aux étudiants une formation adaptée aux évolutions contemporaines des professions juridiques, liées au développement des nouvelles technologies.
Ils offrent à la fois une expertise juridique en droit du numérique, mais ils donnent également les clés pour comprendre le fonctionnement technique de certains aspects du numérique via l’intervention de nombreux professionnels tout au long de l’année.
Ces masters permettent également aux étudiants de s’intéresser à des sujets de leur choix grâce à la publication régulière d’articles sur les blogs des différents masters ou à la rédaction de dossiers techniques, qui seront fortement valorisables par la suite.
Enfin, deux de ces masters (Droit de l’Economie Numérique et Commerce Electronique) offrent un module entrepreneuriat qui conduit les étudiants, pendant toute l’année, à mener à bien un projet d’entrepreneuriat, de l’idée de base jusqu’à la réalisation d’un business plan. Cela permet d’acquérir une expérience considérable dans la gestion de projet et les relations entre les différentes spécialités au sein du droit du numérique.

5. Selon vous en quoi le droit numérique dans sa globalité est-il devenu indispensable au sein des études juridiques.

Le numérique a pris une telle place dans nos vies qu’il est devenu indispensable. Ainsi, le juriste ou l’avocat, dans les cas auxquels il est confronté, va avoir de plus en plus d’aspects numériques à traiter, dans tous les compartiments du droit. Si des masters spécialisés, comme les nôtres, sont évidemment nécessaires pour encadrer les pratiques spécifiquement numériques, les autres spécialités ont également besoin d’avoir des connaissances de base en droit du numérique afin que les personnes qui en sont diplômées ne se trouvent pas démunies face à des cas qui impliqueraient pour partie du numérique.
En particulier, le droit des données personnelles est devenu omniprésent dans chacune des activités menées par tout organisme (entreprises, administrations…) et l’absence de connaissance dans ce domaine peut s’avérer problématique d’un point de vue de la conformité de ces organismes vis-à-vis du droit.

Je remercie Monsieur Samuel Daudey et tous les membres de l’association Numistra pour cette interview

Numistra

Vincent Gorlier

LW

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