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Mon smartphone, mon complice

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Smartphone complice 

Notre vie s’est radicalement métamorphosée depuis que les smartphones ont débarqué au cœur de nos existences. Ordinateur mobile qui nous accompagne jour et nuit, le téléphone intelligent nous permet de parler, d’écrire, de s’informer, de travailler et, accessoirement, de s’amuser. Mais récemment certaines applications se sont révélées sujettes à controverse.

On ne vous l’apprendra certainement pas, mais nos smartphones sont nos meilleurs mouchards. Grâce aux GPS intégrés dans nos mobiles, il n’est pas difficile pour les grandes entreprises ou les États d’obtenir nos données de déplacement. Mais nous est-il possible d’espionner nos amis et de connaître leurs positions géographiques en temps réel, grâce à nos téléphones ? La réponse est oui, grâce à l’application “Cloak”. L’objectif premier de cette appli est de localiser les personnes que l’on n’a pas envie de croiser dans la rue et ainsi de les éviter. Un collègue de travail un peu collant, son ex-copain/copine ou sa belle-mère, nous pouvons connaître leur position exacte à condition que ces personnes possèdent un compte Foursquare ou Instagram. Mais si on y réfléchit bien, cette application anti-sociale ne peut-elle pas servir les desseins de personnes mal intentionnées ? Quand on sait que l’année dernière, la France a connu une hausse de 6,4% des cambriolages en zone urbaine et 4,7% en zone rurale, on réalise que cette nouvelle technologie peut assurément servir les criminels cherchant à savoir si votre maison est vide. Il faut donc être vigilant avec les applications mobiles cherchant à vous localiser.

Autre application qui a fait couler beaucoup d’encre : “Siri”, l’application vocale qui au-delà d’envoyer des messages, de fixer des rendez-vous ou de passer des appels téléphoniques, peut également répondre à des questions aussi surprenantes que celle de savoir où cacher un cadavre. Aux États-Unis, un homme a interrogé Siri sur le lieu où il pourrait cacher le corps de son colocataire qu’il venait d’assassiner. Mais ce qui se révèle incroyable est que Siri a formulé plusieurs propositions pertinentes : un marais, un réservoir, une fonderie de métal ou une décharge. Siri pourrait-il devenir complice de crimes par destination et serait-il soumis à l’article 121-7 du Code pénal français ? Bien entendu, cette hypothèse est inconcevable puisque seules les personnes physiques et les personnes morales peuvent être assujetties au Code pénal. En revanche Siri enregistre sur le téléphone les questions qui lui sont posées. Ces enregistrements peuvent alors être utilisés lors d’un procès. Ainsi le smarptone, s’il ne peut être entendu comme témoin, peut en tout cas servir de preuve.

Quand la technologie peut nous trahir……

 LW

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One comment

  1. Il est vrai que de nos jours, il est impossible de se séparer de son smartphone. Voir même, ces accessoires sont indispensable. Mais en étant vigilant, je pense qu’au niveau d’internet l’usage de filtre est nécessaire.

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